Une alarme anti intrusion a trois missions : repérer l’intrus le plus tôt possible, le faire fuir, et vous prévenir immédiatement. Bien conçue, elle agit avant même que le cambrioleur n’entre dans la pièce, et vous permet de vérifier en quelques secondes ce qui se passe chez vous. Voici notre guide complet pour choisir, placer et utiliser les équipements qui protégeront votre maison contre les intrusions.
Selon le service statistique du ministère de l’Intérieur (SSMSI), 211 600 cambriolages ou tentatives de cambriolage de logement ont été enregistrés en France en 2025, soit 5,6 pour 1 000 logements. Le chiffre est en légère baisse sur un an, mais il reste très élevé, et le risque varie fortement selon la commune et le type de logement.
Le taux d’élucidation des cambriolages de logement est d’environ 7 %. Autrement dit, une fois le cambriolage commis, il y a peu de chances de récupérer ses biens. La seule protection vraiment efficace est celle qui agit avant ou pendant l’effraction : dissuader, détecter tôt et faire fuir.
Contrairement à une idée reçue, la majorité des cambrioleurs ne passent pas par une fenêtre du fond du jardin : environ deux effractions sur trois se font par une porte. C’est le premier accès à protéger, suivi des portes-fenêtres et des fenêtres de plain-pied.
Une protection anti intrusion efficace combine trois lignes de défense. La détection extérieure repère une présence dans le jardin ou sur la terrasse, avant toute tentative d’effraction. La détection périmétrique surveille les ouvrants : portes, fenêtres, baies vitrées. La détection volumétrique surveille l’intérieur des pièces, au cas où l’intrus aurait franchi les premières lignes.
Une alarme qui sonne ne dit pas toujours pourquoi. Les détecteurs de mouvement avec appareil photo intégré envoient une série d’images au moment du déclenchement. En quelques secondes, vous savez s’il s’agit d’un cambrioleur, d’un chat ou d’un enfant rentré plus tôt que prévu : c’est ce qu’on appelle la levée de doute.
Dès que l’intrusion est détectée, les sirènes retentissent et chaque utilisateur reçoit une notification sur son smartphone. Un cambrioleur qui déclenche une sirène puissante quitte généralement les lieux en quelques secondes, sans avoir eu le temps de fouiller le logement.
Fixés sur les portes et les fenêtres, les détecteurs d’ouverture déclenchent l’alarme dès qu’un ouvrant est manipulé. C’est la première ligne de défense : l’intrus est repéré avant d’être entré.
Les détecteurs de mouvement intérieurs surveillent les pièces de passage grâce à un capteur infrarouge. Certains modèles ignorent les animaux domestiques, d’autres intègrent un appareil photo pour la levée de doute.
Pour agir avant même l’effraction, les détecteurs de mouvement extérieurs surveillent le jardin, l’allée ou la terrasse. Conçus pour résister aux intempéries, ils sont pensés pour limiter les fausses alarmes liées à la végétation ou aux petits animaux.
Pour les baies vitrées et les vérandas, le détecteur de bris de glace repère le son d’une vitre brisée. Un seul appareil peut couvrir plusieurs surfaces vitrées dans une même pièce.
La sirène intérieure fait fuir l’intrus, la sirène extérieure avec flash dissuade avant la tentative et alerte le voisinage.
Clavier, télécommande, badge ou application : les équipements d’armement rendent l’alarme simple à utiliser au quotidien. Une alarme facile à activer est une alarme qu’on active vraiment.
Chaque porte donnant sur l’extérieur mérite un détecteur d’ouverture : porte d’entrée, porte de service, porte de garage communiquant avec la maison. Ajoutez-en sur les portes-fenêtres et les fenêtres accessibles depuis le sol ou une terrasse.
Un intrus qui entre dans une maison traverse presque toujours l’entrée, le couloir ou le séjour. Placez-y les détecteurs de mouvement, dans un angle de la pièce, à environ 2 mètres de hauteur, orientés vers le passage et non vers une fenêtre ou une source de chaleur.
Un détecteur extérieur orienté vers l’allée ou l’arrière de la maison déclenche une alerte, voire la sirène, dès qu’une personne s’approche pendant que l’alarme est armée. Le cambrioleur est repéré avant d’avoir touché une porte.
Pour une maison de plain-pied avec trois chambres : un détecteur d’ouverture sur la porte d’entrée, un sur la porte-fenêtre du séjour et un sur la porte du garage, un détecteur de mouvement photo dans l’entrée et un dans le séjour, un détecteur de bris de glace pour la baie vitrée, une sirène intérieure, une sirène extérieure en façade et un clavier à l’entrée. Pour un appartement, un détecteur d’ouverture sur la porte d’entrée, un détecteur de mouvement dans le séjour et une sirène intérieure constituent une bonne base.
Si vous avez un chien ou un chat, optez pour des détecteurs de mouvement compatibles avec les animaux. Ils sont réglés pour ignorer les petits gabarits tout en détectant une silhouette humaine.
Évitez d’orienter un détecteur de mouvement vers une fenêtre exposée au soleil, un radiateur, une cheminée ou une bouche de climatisation : les variations de chaleur peuvent perturber le capteur infrarouge.
Le mode nuit (armement partiel) protège les accès et le rez-de-chaussée pendant que vous dormez, sans activer les détecteurs des chambres ou du palier. Vous pouvez circuler à l’étage sans déclencher l’alarme, tout en restant protégé contre une intrusion.
Les équipements Ajax communiquent par radio avec la centrale. Pas de câble à tirer, pas de saignées : chaque détecteur se fixe en quelques minutes et s’appaire depuis l’application. Idéal pour un logement déjà habité ou une location.
Certains cambrioleurs tentent de brouiller les alarmes sans fil pour les rendre muettes. Le protocole radio Ajax est conçu pour détecter ces tentatives : la centrale repère la perte de communication ou le brouillage et vous en avertit immédiatement.
Selon le modèle, la centrale communique via Ethernet, Wi-Fi et réseau mobile. Si un cambrioleur coupe la box Internet, l’alerte passe quand même par la carte SIM.
Votre alarme anti intrusion peut ensuite accueillir des détecteurs d’incendie, de fuite d’eau ou des caméras, tous pilotés depuis la même application.
Avec l’application Ajax, vous recevez vous-même les alertes et décidez de la suite : vérifier les photos, appeler un voisin ou les forces de l’ordre. L’application est gratuite et aucun abonnement n’est nécessaire.
Si vous préférez qu’un opérateur prenne le relais, le système Ajax est compatible avec les centres de télésurveillance. L’opérateur procède à la levée de doute et fait intervenir les secours si nécessaire. C’est une option à envisager pour une résidence secondaire isolée ou un local professionnel.
Une alarme détecte et dissuade, mais elle ne remplace pas une bonne serrure. Sur la porte d’entrée, une serrure multipoints et un cylindre de qualité ralentissent l’effraction et laissent le temps à l’alarme d’agir.
Une caméra extérieure complète la détection : elle dissuade, permet de vérifier une alerte en direct et conserve des images en cas d’incident.
Ne laissez pas de signes d’absence visibles, faites relever le courrier pendant les vacances et armez systématiquement l’alarme en sortant, même pour une courte absence. Pour aller plus loin, consultez notre article sur la sécurité de la maison pendant les vacances et notre dossier sur la norme NF A2P.
Vous partez de zéro ? Nos kits d’alarme réunissent centrale, détecteurs et moyen d’armement, à compléter selon la configuration de votre logement. Vous avez déjà une alarme Ajax ? Ajoutez simplement les détecteurs ou la sirène qui manquent. Pour une protection complète, découvrez aussi nos guides sur l’alarme incendie maison , la videosurveillance de la maison et l’alarme fuite d’eau, ou revenez à notre page sécuriser sa maison.
Vous hésitez sur le nombre de détecteurs ou leur emplacement ? Contactez-nous : nous étudions le plan de votre logement avec vous.